Un après-midi à l'Opéra de Lille
Entre lumières des galeries et ombres des coulisses, entre ouvertures vers la musique du dehors et musique intérieure, le long des murs lisses où se dessinent rampes, cintres, lampes, rampes, l'Opéra de Lille ouvre son labyrinthe musical aux visiteurs d'un après-midi.
Between lights and shadows behind the scenes galleries, between openings to the outside music and inner music, along the smooth walls which are emerging ramps, hangers, lights, ramps, Lille Opera opens its maze of musical to afternoon visitors.
L’Opéra se fait chants lui-même, musique de la lumière et danse de la matière !
Opera is singing itself, music of the light and material dance !
Un après-midi à l'Opéra de Lille / One afternoon at Lille Opera
L’opéra se découvre sans artifices, sans la mise en scène des soirs de première, sans l’image encore très souvent partagée d’un lieu de « sortie », d’un lieu « guindé » et « habillé ».
Ouvert à tous, les visiteurs d’un jour se glissent, gravissent marches et escaliers, se perdent dans les galeries, s’arrêtent à une fenêtre, plongent le regard vers ceux qui les suivent, tendent l’oreille vers la musique ou le chant qui montent. Songeurs, rêveurs, en groupes ou seuls, l’on s’assoit sur les velours des bancs des grands soirs, dans les fauteuils des discussions d’entractes, sur le parquet des talons aiguilles et souliers vernis. Et soudain chacun y retrouve sa « Flûte enchantée », les accents dramatiques de « Tristan et Isolde » ou les airs mélancoliques d’un « Songe d’une nuit d’été » ou le chant « noi siamo zingarelle » de la « Traviata ».
The opera is revealed as is, without the staging of the first night, of no image more often shared, an image of a place where to be seen, a "stuffy" and "dressed to kill " place .
Open to all, a day visitors slip, climb steps and stairs, lost themselves in the galleries, stop at a window, plunging the eye to those who follow them, tend ear to music or singing rising. Dreamers, in groups or alone, you sit on velvet benches of the great nights, on chairs of intermissions discussions, on the floor of stilettos and patent leather shoes. And suddenly, everyone finds his "Magic Flute", the dramatic accents of "Tristan and Isolde" and the melancholy tunes of "Dream of a Summer Night" or the song "noi siamo Zingarella" from "Traviata".

